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La plupart des policiers marocains ont rejoint les rangs de la police en provenance du monde de la pauvreté et de la misère. La photos ci-haut pousse certainement plusieurs d'entre nous à se souvenir de leur enfance misérable. Peut être qu'un jour ces enfants deviendront comme nous des policiers, peut être qu'ils quitteront ce monde avant même de savoir pourquoi ils sont venus, et pourquoi le destin les a projeté dans un pays plein de contradictions. Mais ce qui est sûr, c'est que en regardant ces enfants ainsi que nos enfants, on se demande quel est ce Maroc qu'on leur laissera. Après plus d'un demi siècle que l'occupant a quitté le pays, rien n'a changé. Peut être la mode vestimentaire, la façon de parler, la prolifération des nouvelles constructions et tout le maquillage que vous connaissez, mais les mentalités, ce qui est essentiel, elles n'ont guère changé, pire elles sont devenues plus arriérées et plus ignorantes. C'est pour cette raison que nous avons tenté, par ce site d'affronter cette réalité avec franchise, en tentant de trouver le bon chemin, qui nous évitera de fuir les coups des monstres sans pitié, mais il paraît que nos tentatives n'aboutissent pas, ce qui nous amène à mettre une fin à ce site.

Nous avons donc le grand regret d'annoncer à nos chers visiteurs, qu'il n'y aura plus de mise à jour. Nous l'avons déjà dit, car nous savions depuis le lancement du site qu'on aura à surmonter plusieurs difficultés, dont la confiance de nos collègues ainsi que des citoyens. Même que nous avons mis un Blog en ligne pour recueillir les témoignages et les impressions, le nombre des visiteurs n'a dépassé guère les 6000, et les participations sont si rares qu'on s'est posé des questions sur l'utilité de ce site et même sur notre utilité.

Si nos intentions étaient toujours bonnes dans une ultime tentative d'attirer l'attention sur les dérapages et les exactions commises sans justification valable, il demeure que ceux qui se sentent forts et en droit de faire ce qui leur plait, ne peuvent se débarrasser facilement de leur vanité et de leur égoïsme, quitte à faire souffrir les pauvres, dont des policiers qui n'ont que leur salaire de misère pour affronter la maladie, la hausse des prix, les charges scolaires, des occasions telle que l'Aid El Kébir où le prix d'un mouton a atteint le salaire de deux agents de la police, sans parler des dépenses liées à la maladie.

Ceux qui parlent aujourd'hui de la sûreté, ils se soucient peu de la sûreté des pauvres. Parler de plan de sécurité et de lutte contre le crime se réduit pour eux à une seule chose, conserver leurs acquis et protéger ce qu'ils ont accumulé, grâce à la corruption, au vol, au trafic de tout genre, leur main mise sur l'argent du contribuable, donc des pauvres, ou en obtenant le prix de service qu'ils rendent à des voyous de l'état, qui se cachent derrière le Roi et leur hypocrisie criarde vis à vis de la monarchie, qu'ils utilisent pour servir leurs propres intérêts. Il faut voir comment le garde du corps du Roi, depuis la voiture du service, sort sa petite tête et commence à insulter et injurier les policiers en les désignant des qualificatifs les plus ignobles, devant les passants consternés, et tout ça pour les inciter à présenter le salut au Roi, à la voiture royale, la voiture princière etc … ;dans un agissement qui n'appelle pas au respect des personnalités et veiller sur la discipline, mais qui pousse le policier à se sentir comme un esclave qui ne vaut rien, et comme s'il est payé non pas pour veiller sur la sécurité des personnes et des bien, mais pour présenter le salut au Roi. Peut être que ce garde du corps croit que les esclaves du palais et les policiers de la Sûreté Nationale sont les mêmes. Vraiment il y a des personnes dans notre pays qui aiment seulement donner les ordres, mais pas les droits et les moyens pour travailler, en évitant de déifier les mortels.
   
Donc, nous savions dès le départ que nous n'aurons aucune chance de continuer, car nous manquons de plusieurs atouts qui sont nécessaires à la réussite de n'importe quel genre de projet. Ce projet qui consistait pour nous, à ce que le corps de la police s'autocritique et trouve les solutions adéquates à chaque problème soulevé, sans oublier d'ouvrir une porte aux citoyens qui peuvent en fin de compte avoir une prise de conscience et regarder la vérité en face. Cette vérité qui leur fera découvrir, qu'ils sont également responsables des dérapages que connaît le corps de la police à certains moments, et qu'ils contribuent également à corrompre les policiers en cherchant à gagner une affaire, cacher un scandale, un crime, atteindre un objectif précis, ou tout simplement contourner la loi et se soustraire à certaines obligations.

On a voulu que la franchise soit le médicament adéquat pour recouvrir la santé et se débarrasser des maux qui rongent notre pays. Cela ne sera que bénéfique pour notre patrie et notre esprit collectif, déjà malade par trop de peur, de haine, de mensonge, d'hypocrisie et de doute.

C'est de cette manière qu'on pourra tous progresser et aller de l'avant. Mais la plupart des personnes, n'ont plus honte de recourir à tous les moyens, quels qu'ils soient, pour se hisser dans la société et devenir des personnes respectables, alors qu'ils ne sont que des corrompus et des minables, qui ne cherchent que profit et une existence luxurieuse, ce qui les rend semblable aux animaux dépourvus de raison, insoucieux aux souffrances des citoyens qui vivent dans la précarité et la misère. Ces citoyens qui ne sont pas forcément pauvres, puisqu'ils vivent dans leur pays qui regorge de richesses naturelles, exploitées comme nous le savons tous, par les vampires et les pharaons de nos jours, qui ont pourri notre existence à tous.

C'est comme ça qu'un simple policier, issu d'un milieu pauvre, peut pour la première fois, lorsqu'il monte la garde à un endroit, tel qu'une boite de nuit ou une villa de la soi-disant haute société, se trouve nez à nez avec la réalité qui fait qu'un adolescent dépense en une seule nuit, la solde d'un policer qui veille sur la sécurité des personnes et des biens, selon la formule magique qu'ils nous inculquent dès les premiers jours de stage de base, alors que la vérité, c'est que cette sécurité n'est là que pour garantir la protection des propriétés et des personnes égoïstes détachés de la réalité universelle. Cela réduit ce pauvre policier à un simple chien de garde, un esclave des temps modernes, au service des membres d'une classe sociale qui possèdent des diplômes dans toutes les branches de la criminalité, à commencer par le trafic des stupéfiants, l'escroquerie, les détournements d'argent et des biens publiques, en finissant par le proxénétisme et la traite des humains, vive la liberté et la démocratie.

Lorsque le scandale du mariage des homosexuelles a éclaté à Ksar El Kebir, le responsable local de la police a déclaré au journal ''Al Massae'', que la sécurité pour lui consiste à ce que le citoyen rentre chez lui à minuit sans qu'il lui arrive malheur, ou bien qu'il se dirige à la mosquée pour accomplir la prière d'Al Fajr sans qu'un malfaiteur ne lui barre la route. C'est un concept ridicule de la sécurité, car les malfaiteurs préfèrent agir en plein jour, dans des endroits populeux et présentant des possibilités de fuite. La nuit, seuls les ivrognes et les prostituées peuvent servir de cibles pour les malfaiteurs. Mais alors, a qui incombe la sécurité de l'argent du peuple, de sa moralité, de sa croyance, des enfants; hommes et femmes de demain, de la société en général ?.

Si l'on considère qu'un citoyen rentre chez lui à minuit sans problèmes, il se peut que le lendemain en plein jour, lorsqu'il se trouve devant un officier de police pour une affaire judiciaire, ce dernier lui fait signe de payer s'il veut que les choses aillent bien, lorsque le dossier sera transmis au parquet, ou bien se préparer à effectuer le parcours du combattant. Quelle sécurité sentira alors ce citoyen ?. En rentrant chez lui , c'est un agent de la circulation qui lui fait signe de s'arrêter, pour lui apprendre qu'il vient de brûler le feu rouge, alors qu'il n'en est rien, et choisir entre ou bien le retrait du permis ou payer la moitié de la contravention, qui n'ira pas bien sûr à la trésorerie. Cela ne vous fait pas penser au malfaiteur qui demande à sa victime de vider ses poches, sinon elle obtiendra un autographe sur la joue, qu'elle portera tout le restant de sa vie. Mais que dire, certains responsables possèdent leur propre avis et leurs propres idées sur le concept de la sécurité des citoyens, pour ne pas parler du pays, car c'est un autre problème.  

Donc la fin de cette année 2007, coïncidera avec la fin de ce site qui contient des articles qui révèlent au mieux la réalité de la police au Maroc. Chacun peut s'identifier à tel ou tel sujet. C'est vrai que nous sommes venus si vite et que nous partons de la même manière, mais soyez sûr que parfois, il vaut mieux ne pas intervenir dans les esprits des personnes et laisser chacun jouir de son libre arbitre, car c'est cela le destin. 

Les articles que nous avons mis en ligne, et qui traitent de divers sujets, auraient pu faire réfléchir les responsables et les pousser à agir en conséquence, ou à défaut réparer ce qui doit l'être, mais comme nous l'avons nous mêmes constaté, ils sont restés de marbre, hautins et insensibles, ce qui ne permet guère que les choses progressent pour le meilleur, ni décongestionner cette situation qui risque d'atteindre le seuil critique.

Comme nous l'avons annoncé ci haut, le site ne sera plus mis à jour, mais il restera comme même sur la toile du net. Dans cet océan sans bord, ni frontières, il se peut qu'un navigateur le trouve par hasard, comme une bouteille contenant un message, et il pourra alors consulter quelques pages de ce livre blanc, qui retrace l'histoire des policiers marocains, leurs conditions de vie, de travail, leurs aspirations et leurs opinions. Cela contribuera peut être à donner une image réelle sur la police marocaine, qui n'est pas regardée d'un bon œil.

On a pleinement confiance en Dieu, car IL nous récompensera selon nos mérites et nos intentions. Ceux qui cherchent l'autorité, les bénéfices, les profits et se réjouissent de l'argent des pauvres,qu'ils accumulent en croyant que cela les préservera des mauvaises surprises de la vie, on les laisse faire et on les abandonne à leurs maladies psychiques et mentales, car ils ne savent pas.

En ce qui nous concerne, nous avons pu, alors que nous sommes dépourvu de tout moyen financier, lancer un site qui a attiré l'attention de plusieurs collègues, malgré la peur et le manque de confiance de certains. Et si nous avions les moyens, nous aurions pu faire beaucoup mieux. C'est aussi une preuve pour les citoyens et tous ceux qui regardent la police marocaine d'un mauvais œil, que cette police compte parmi les membres formant son personnel, des personnes qui n'ont pas peur de dire la vérité et interpeller les citoyens à réfléchir sur la sécurité qu'ils cherchent vraiment et comment la réaliser.

On dit que les loups ne se mangent pas entre eux. C'est pour cette raison que la plupart des policiers qui ont visité le site, et qui ont remarqué qu'il révèle les agissements ignobles des brebis galeuses, se sont détournés car ils n'osent pas regarder la vérité en face. Même chose pour les citoyens qui corrompent les policiers et tous les fonctionnaires de l'état, car ils sont tout aussi coupables que les autres. 

Notre court voyage touche à sa  fin, et nous voulons avant de partir, vous laisser le soin de méditer sur tout ce que nous vous avons révélé jusqu'à présent, afin de tirer les conclusions que vous jugerez logiques. On n'est pas venu pour détruire, mais pour bâtir. Notre discours était toujours clair et nos idées ne reflètent que les aspirations et les sentiments des policiers marocains intègres, courageux, dignes du métier qu'ils exercent et qu'ils cherchent tant bien que mal à s'y adapter, vu les contraintes et les contradictions.

Nous remercions chaleureusement tous nos collègues, ainsi que les citoyens qui nous ont fait confiance et qui n'ont pas cessé de nous écrire pour s'exprimer librement et extérioriser pour un moment leurs peines et leur tristesse qui les ronge en silence. Nous remercions également les journalistes qui ont suivi de près l'évolution de notre site, et qui ont fait un bon travail pour appuyer la cause des policiers marocains qui doivent maintenant tirer les leçons qui s'imposent. Quant à ceux qui nous ont boudé, menacé, ou ayant jeté le discrédit sur nous, ils peuvent maintenant être tranquilles, car ils n'auront plus sur quoi se défouler.

Dieu Lui Seul sait combien nous aimons notre pays et combien nous voulons que notre société soit une société saine et prospère, mais nous ne pouvons aller plus loin, car nous n'avons pas les moyens dont dispose les grandes sociétés médiatiques qui manipulent les esprits des gens et les débilisent pour mieux vendre les produits des seigneurs des marchés et les nouveaux promoteurs de la nouvelle religion de surconsommation, source de beaucoup de malheurs, mais aussi de crimes.    

Notre mot de la fin sera une pensée pour notre Webmestre qui a veillé sur la mise en ligne de ce site et sur sa mise à jour régulière, et ce malgré toutes les difficultés rencontrées. On l'a connu grâce à un entretien dans un forum, et c'est lui qui nous a proposé de lancer un site en nous assurant, qu'il veillera personnellement à sa construction. C'est un collègue, dont nous sommes très fiers, car il ne nous a jamais fait défaut, lorsqu'on lui transmettait les articles et les sujets qui doivent être mis en ligne. Cela restera sûrement dans les annales de la sûreté nationale marocaine, car la DGSN avec tout les moyens dont elle dispose, n'a pas réussi à mettre en ligne un site web, même au temps du général Laanigri, qui a misé beaucoup sur les médias pour promouvoir une nouvelle image de la police marocaine. Mais même si cela aurait été réalisé, un site officiel de la DGSN, ne traitera jamais des sujets avec franchise et transparence, comme on l'a fait sur notre site, qui deviendra maintenant un livre ouvert et une référence pour tous ceux sui désirent faire une étude objective sur les policiers et la police marocaine en général.   

Merci, bonne chance et bon courage à tous.


                                
                                              L'équipe du site non officiel des policiers marocains





  

 



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