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LE CHEF DU SERVICE ADMINISTRATIF PREFECTORAL
DE LA PREFECTURE DE POLICE D'OUJDA
CHOISI COMME BOUC EMISSAIRE POUR PAYER LES FAUTES DES AUTRES

   

Enfin la direction générale de la sûreté nationale réagit suite aux protestations des policiers relevant de la préfecture de police de la ville d'Oujda. Réaction oui, mais d'une manière que l'on peut qualifier de ridicule, puisqu'elle ne traduisait en aucun cas une volonté claire pouvant réparer les dégâts commis et rendre le sourire aux policiers victimes de vols de leurs grades, c'est le mot juste et rien ne peut nous contredire vu le contenu de la mise au point de la DGSN qui a nié les faits rapportés par quelques quotidiens marocains. Cette mise au point qui ne nous apprend rien sinon qu'ils ont pu dénicher un bouc émissaire à qui toutes les fautes commises seront imputées afin de cacher la vérité aussi bien aux policiers qu'à l'opinion publique. Ce bouc émissaire n'est autre que le chef du service administratif préfectoral de la préfecture de police d'Oujda qui selon le communiqué de la DGSN a commis une erreur dont les conséquences ont été catastrophiques pour l'avenir professionnel des policiers de la région orientale, rien que cela.

D'abord la mise au point de la DGSN condamne les agissement des médias qui ont rapporté des faits n'ayant jamais eu lieu, tout en mettant l'accent sur le droit de poursuivre devant la justice ceux qui ont été derrière les informations parues dans des quotidiens sans que les responsables prennent la peine d'en vérifier la véracité.

Nous allons de notre part nous considérer comme des idiots qui ne comprennent rien et qui ne savent rien de ce qui se passe réellement dans les coulisses. Considérons nous comme des bébés qui sucent encore leurs petits doigts. Tout d'abord et si l'on croit les dires des responsables de la DGSN, les policiers de la ville d'Oujda ont été toujours dociles et n'ont rien fait de ce que les médias ont rapporté. Donc si c'est vrai, pourquoi selon le même communique de mise au point une délégation s'est déplacé à la même ville ?. Peut être pour s'enquérir des prix des dattes importés des voisins algériens ?. Mais non, il y avait vraiment de quoi. C'est la grogne des policiers et de leur ras le bol de ce qui s'est passé suite au scandale de l'avancement au grade supérieur.

Maintenant voyons comment les experts de la DGSN vont s'arranger pour trouver une porte de sortie et endosser la responsabilité aux autres, comme toujours d'ailleurs. Et voilà que notre bouc émissaire n'est autre que le chef du service administratif préfectoral qui selon le communiqué de la DGSN fera l'objet de sanctions administratives. Le motif ?. Selon ces experts, le pauvre n'a pas envoyé à la DGSN les fiches des fonctionnaires qui doivent être promus au grade supérieur. Il a cru toujours selon le communiqué que l'avancement se fera d'une manière automatique, sans passer par les fiches de propositions.

Si vous avez compris quelque chose à cela, alors chapeau, sinon de notre part nous voulons comme même enter dans les détails et éclaircir les choses afin que nous comprenions tous comment des gens se paient la tête d'autres, alors qu'ils doivent donner le bon exemple.

Supposons que le chef du service administratif n'a pas transmis à la DGSN les fiches de proposition pour le grade supérieur. Souvenez vous qu'il s'agit de 2005 et 2006. Donc deux années sont passées, sans que les responsables de la direction des ressources humaines se rendent compte qu'une préfecture de police de la taille de celle d'Oujda n'a pas transmis les fiches demandées. Pire encore, comment les membres des comités d'avancement ne se sont pas aperçus que les policiers de la ville d'Oujda ne figurent pas parmi les policiers promus. Mais alors, si le chef du SAP n'a pas envoyé ces fiches de propositions, cela veut dire qu'aucun policier de l'oriental n'a été promu au grade supérieur, ce qui n'est pas le cas.

Si l'on se tient seulement à ce qui précède on peut facilement comprendre qu'il y a eu des manipulations dans les listes d'avancement afin de faire bénéficier les uns au profit d'autres. Le communiqué de mise au point est venu pour certifier qu'il y a eu bel et bien des erreurs volontaires qui ont eu pour conséquence la démoralisation des centaines voire des milliers de policiers à travers tout le pays. Si demain des policiers d'autres villes manifestent leur mécontentement, la DGSN pointera du doigt les chefs des services administratifs. C'est la chose la plus facile à faire.

On pourra faire une autre lecture du communiqué directoriale. D'abord les faits sont là, à ne pas en douter une seule seconde, mais le chef du service administratif s'il sera sanctionné par la DGSN, il ne le sera pas parce qu'il n'a pas transmis les fiches de proposition comme prévu, mais parce qu'il n'a pas su mater les policiers protestataires en recourant à la manière traditionnelle pour réprimander toute tentative de protestation. Un vrai chef du SAP selon nos experts en la matière, aurait pris des décisions urgentes à l'encontre des policiers protestataires dès les premiers signes de mécontentement, et ce en établissant des dossiers disciplinaires à leur encontre et leur infliger des sanctions vite fait. De cette manière cela fera réfléchir les autres qui auront peur d'avoir le même sort que leurs collègues. Ce qui s'est passé a été interprété par nos experts de la DGSN comme signe de faiblesse inacceptable, raison pour laquelle le pauvre chef du SAP sera sanctionné à leur place, ce qui peut être considéré comme un autre message adressé aux autres responsables qui doivent faire preuve d'intransigeance et de dureté à l'égard de tout policier perturbateur.

Voilà  la vérité sur l'affaire des policiers protestataires de la ville d'Oujda, qui ont obtenu des promesses selon lesquelles leur cas sera étudié et qu'ils accéderont à leurs grades comme prévu s'ils remplissent les conditions exigées. Et voilà que les responsables avouent que l'avancement de la semaine du cheval est un fiasco. Reste à savoir pourquoi seul le chef du service administratif payera seul les dégâts. La réponse est qu'il est la maillon le plus faible, sinon les responsables auraient pensé à autre chose de plus crédible et de plus originale.